Ils sont bien peu nombreux, à l’UHA comme ailleurs, ceux qui se réjouissent encore du passage anticipé à l’autonomie de notre chère université. Car sur le terrain il n’aura échappé à personne le malaise qui règne à tous les niveaux en ce début de nouvelle année.
En témoigne ce pathétique ralliement (à l’unanimité !) du CA de l’UHA (le 23 décembre 2008) à cette motion proposée par notre élue Comité de Vigilance qui dénonce la baisse des moyens et la diminution des effectifs, alors que ce même CA votait à l’unanimité (sauf la voix du Comité de Vigilance) le passage anticipé de notre université à l’autonomie ! Belle duperie que d’avoir réussi à faire croire (à ceux qui le voulaient bien) en ces cadeaux promis par Valérie Pécresse pour les premiers qui appliqueraient cette loi. Nous passerons sur les attaques et les railleries subies par le Comité de Vigilance qui dénonçait alors ce passage anticipé qui apparaît maintenant pour ce qu’il est, un marché de dupes.
Se posera-t-on un jour la question de savoir qui profitera d’avoir joué les bons élèves auprès du Ministère ? En guise de cadeaux donc, une faible et discutable augmentation du budget (2,7% contre une moyenne nationale bien supérieure, de l’ordre de 6%, avec un record pour Paris7 qui bénéfice d’une augmentation de 23,5%), et des suppressions de postes alors même que l’application de la loi suppose la mise en place de nouveaux outils, de gestion, d’orientation des étudiants, d’évaluation interne, et alors que tous les indicateurs révèlent la sous-dotation chronique de l’UHA (à suivre...).