(... suite de l'article précédent) Plus énervant que pathétique ce courrier du président et des vice-présidents de la CPU adressé au président de la république et qui circule en ce moment dans nos messageries. On y retrouve pêle-mêle la dénonciation de la baisse des budgets, la modification du décret de 1984 sur nos services, la réforme de la formation des enseignants, la reconnaissance des diplômes délivrés par des instituts catholiques… Quelques exemples en réalité d’une même politique d’atomisation de l’enseignement supérieur par la mise en concurrence des universités (organisation de la pénurie, public contre privé-catho, IUFM contre facs, modulation des services et primes,…). A moins que les nouvelles instances de la CPU (élues le 22/12/2008) n’aient changé leur fusil d’épaule, il est affligeant de voir dénoncé toutes ces dérives par ces même instances qui, il y a un an, signaient des deux mains la loi LRU permettant justement cette mise en concurrence. « L’élan collectif [pour les réformes] est manifestement engagé », ne s’applique « manifestement » qu’aux membres de la CPU qui, amadoués par le président de la république et la ministre, trahirent leurs collègues enseignants-chercheurs ignorés lors des pseudo-concertations au sujet de cette loi.